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 Flames and Iron. (úlfljótur & silke)
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Silke Thorsen
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Silke Thorsen
GODI - chef de kyn.

behind the shield.
POSTS : 482
SEPTIMS : 709
ARRIVAL : 10/03/2017
IDENTITY : portgas.
FACECLAIM : katie mcgrath. (@visenya. ♥♥♥)
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AGE : trente flocons tombés.
STATUT CIVIL : veuve depuis près d'un an, tu devrais te remarier mais n'en ressens pas encore l’intérêt.
LOCALISATION : Isenseg.

INVENTAIRE : -

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Sujet: Flames and Iron. (úlfljótur & silke)   Flames and Iron. (úlfljótur & silke) Empty- Ven 16 Nov - 19:48

flames and iron
úlfljótur & silke


Elle marchait droit devant elle, sans regarder les étales qui glissaient de part et d'autre de la rue; elle semblait danser au milieu de la populace amoncelée telle une ombre passagère encapuchonnée dans un manteau couleur de nuit. Elle aurait voulu presser le pas, s'éloigner le plus loin possible de ce qu'elle fuyait mais elle n'avait plus la force de se hâter, l'allure qu'elle avait atteinte la fatiguant déjà plus qu'elle ne l'aurait pensé. De temps à autre, elle jetait une rapide œillade en direction d'une échoppe dont la devanture affichait un produit intéressant qu'elle aurait d’ordinaire acheté si elle en avait eut le temps et l'envie; un autre jour que celui-ci. Silke avait besoin de respirer, de sortir de sa maison, de quitter cette cage dorée qu'était sa chambre depuis quelques semaines, de s'éloigner des servantes et des vieilles femmes indiscrètes gravitant dans son espace vital qui l’étouffait de plus en plus au fur et à mesure que les jours s'écoulaient. Doucement, elle resserra les pans de sa cape sur l'immense proéminence qu'était devenu son ventre durant les derniers mois et, comme pour la remercier, la petite créature qu'il renfermait s'agita sous la caresse de la main maternelle.
D'autres minutes s'écoulèrent, durant lesquelles la jeune femme se retint de s'arrêter pour reprendre son souffle; elle s'obstinait, car elle ne s'arrêterait que lorsque sa destination finale serait atteinte. Après quelques tours et détours, la húsfreyja posa finalement ses yeux sur la façade tant recherchée: l'armurerie dans laquelle son mari avait passé commande. De la bâtisse s'élevaient des bruits de fer que l'on frappait, des volutes de fumées épaisses et sombres ainsi que des odeurs de bois brûlé qui vinrent doucement faire sourire la jeune femme, qui étrangement, s'en retrouvait rassurée.

Plusieurs coups retentirent sur le lourd battant de bois avant qu'elle ne s'autorise à le pousser, aucune réponse ne lui étant parvenue. D'un candide regard, elle balaya la salle principale emplie de pièces d'armures, exposées de manière à tenter n'importe quel combattant près à se faire plaisir avec un nouvel accessoire pour la prochaine période de raid. Rabattant sur ses épaules le capuchon, qui n'avait plus l'utilité principale qui était celle de cacher son identité, elle observait d'un œil attentif les coupes et les formes données aux différentes armures, s'imprégnant de cet artisanat fastidieux qui demandait à la fois de la force et de la précision, de la puissance et de la minutie. Ses prunelles céruléennes vinrent se poser sur un plastron lustré, posé dans un coin de la pièce; s'approchant doucement, elle tendit les doigts pour en effleurer la surface froide et inflexible dans laquelle elle se reflétait, légèrement déformée par la rondeur des courbes. Soupirant longuement, la future mère baissa les yeux sur son ventre distendu et un sourire vint étirer ses lèvres blanchies par la fatigue de sa fugue. “ Avec toi si bien installé, je ne pourrais jamais rentrer dedans, même avec toute la volonté donnée par Freyr et Frigg. ” Abandonnant l'idée de porter pareil protection, riant intérieurement de s'imaginer en pleine bataille, Silke continua son observation, n'accordant plus d'attention au tumulte qui remuait l'arrière boutique, elle en venait même à se laisser bercer par le ronflement de l'âtre lointain. Une chaise négligemment délaissée attira son attention et lui promettait un repos salvateur, son dos commençant pernicieusement à la faire souffrir. Finalement assise, la mère d'Isenseg se permit de fermer les yeux quelques instants, ne voyant pas la haute silhouette s'approcher d'elle.

Made by Neon Demon

_________________


Awaken from a quiet sleep. Hear the whispering of the wind. Awaken as the silence grows in the solitude of the night. Darkness spreads through all the land and your weary eyes open silently. Sunsets have forsaken all and must open their eyes now. — Asja Kadric.

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Úlfljótur Björgúlfur
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Úlfljótur Björgúlfur
Bondi - le peuple vikings.

behind the shield.
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STATUT CIVIL : Veuf
METIER : Armurier
LOCALISATION : Dans son atelier, très probablement

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Sujet: Re: Flames and Iron. (úlfljótur & silke)   Flames and Iron. (úlfljótur & silke) Empty- Mar 4 Déc - 16:54

Même s'il n'en fut pas toujours ainsi pour Úlfljótur, son artisanat finit par très vite devenir un exutoire pour lui, une raison de vivre, de se lever le matin et même d'apprécier son existence, malgré la perte de sa chère et tendre. Certes, sa fille aidait beaucoup, dans ce même sens, cela dit, pour elle, il dut se montrer solide comme un roc, ne pas montrer de signe de faiblesse afin qu'elle puisse s'appuyer sur lui, lorsque cela n'irait pas. Comment pourrait-elle aller bien, après tout, d'avoir perdu sa mère ? Celle qui lui avait donné la vie, celle qui aurait du l'élever, lui apprendre les choses de la vie, à être une femme, à être heureuse même. Alors oui, pour le père esseulé, il fallait quelque chose d'autres, pour s'évacuer l'esprit, pour ne pas flancher et être occupé le plus longtemps possible afin de ne pas succomber, encore et toujours aux affres de la dépression. Comme d’innombrables avant lui, l'armurier s'était laissé tenter par l'appel séducteur de l'alcool, auprès de qui il passa bon nombre de nuits, se perdant même, parfois, à sourire grâce à lui. Malheureusement, le matin venu, rien d'autre n'habitait son être que la terreur, une nouvelle fois, que de voir son lit non partagé. Rien, à part un terrible mal de crâne, bien entendu. Ainsi, contrairement à ce qu'il avait pu penser dans sa prime jeunesse, Úlfljótur, se jeta à corps perdu dans cet art, qu'il trouva de plus en plus attrayant, jouissif même. Tant de minutie demandait grande concentration et, c'est en partie grâce à cela que l'homme veuf put retrouver un semblant de stablité dans sa vie, chose qui fit de lui le père qu'il voulait être. Sans nul doutes que notre ami ne serait jamais l'égal du paternel que lui eut la chance d'avoir mais, de temps à autres, l'artisan se perdait à s'imaginer ne s'approcher qu'un petit peu du modèle qu'il eut.

Peut-être cela pouvait-il sembler risible, puéril même, mais le jeune homme s'était mis en tête de devenir le meilleur artisan de l'île. Chose qu'il se plaisait à raconter à ses clients, même si cela pouvait ne semblait qu'être une technique commerciale comme une autre, lui, espérait qu'un jour cela puisse être vrai. Même si ce n'était que peu de choses, notre homme espérait que sa chère fille puisse un jour être fière de son père, pour quoi que ce soit. Si cela lui permettait de voir cette lueur dans ses yeux, tout en se détachant un peu plus du spectre de sa défunte épouse, cela ne ferai qu'aller dans le bon sens. Cette passion et, ce désir ardent de toujours faire mieux, firent de lui un artisan renommé dans la cité, chose qui lui attirait bon nombre de clients, même des gens importants, ainsi que de coquettes économies, suffisamment pour permettre à la chair de sa chair de vivre confortablement, sans manquer de rien. Si ce n'était d'une mère, cela dit.

Parmi ses gens haut placés, Úlfljótur eut la chance, le privilège même, de recevoir des Godis, de temps à autres. Peut-être était-ce un peu de la chance, du hasard, ou peut-être encore était-ce un coup de pouce des dieux mais, notre homme se sentait comblé de pouvoir travailler pour de si grandes personnes. Ne vous méprenez pas cependant, il ne fut jamais le genre de personne à convoiter ou à envier quelconque trône, ou une parcelle de leur pouvoir, non. Cela ne l'intéressa jamais, pas le moins du monde. Les responsabilités l'exaspérèrent toujours au plus haut point et, se retrouver à la tête d'un Kyn le rendrait très probablement malade. Cependant, en tant qu'armurier, s'il pouvait prolonger l'espérance de vie d'un chef et ainsi, faire profiter plus longtemps encore, une partie du peuple de leur sagesse, alors sa mission sur cette terre aura été accomplie.

Malgré ses visites et ces gens, il eut une visite à laquelle notre ami ne se serait jamais vraiment attendu. L'épouse d'un Godi justement. Úlfljótur ignorait tout de cette visite, ne s'attendant qu'au retour de son homme, qui avait passé commande, un moment auparavant. Notre ami était occupé à battre le métal, dans l'arrière-boutique, formant et déformant celui-ci dans l'idée de créer un casque à la forme et à la solidité parfaite. Cela faisait déjà quelques heures qu'il était penché dessus, si bien que la transpiration l'avait suffisamment trempé pour qu'il jette négligemment son haut dans un coin de son atelier. La chaleur du four, présent pour faire fondre les lingots de métal avait fini par avoir raison de lui. Ce fut le son de cloche de la porte d'entrée qui lui offrit l'excuse dont il avait besoin pour faire une pause, une fois l'acier refroidi. Un long soupir s'échappa de ses lèvres, avant qu'une petite grimace ne vienne se dessiner sur son visage en décelant quelques imperfections sur son œuvre, ce n'était pas encore fini. Attrapant une serviette pour s'éponger visage et torse, l'homme veuf se glissa dans sa boutique pour l'apercevoir, elle. Silke Thorse. Une jeune femme à la beauté inégalable, qui avait du briser des esprits de par ses refus. Pareille femme dut avoir une liste de prétendants interminables tant son charme et son élégance semblait n'avoir nul pareil. Úlfljótur s'était même demandé, plusieurs fois, si cette délicieuse créature n'était en fait pas l'avatar d'un de leur dieu. Pareille perfection ne semblait que peu envisageable au sein de simples humains. Lui qui avait voyagé de nombreuses fois, avait découvert une partie du monde, jamais il n'eut la chance de redécouvrir pareille splendeur. À dire vrai, même si cela pouvait sembler idiot, l'idée même qu'une femme puisse être si belle ne lui avait jamais vraiment effleuré l'esprit avant de la rencontrer.

Face à elle, assise les yeux fermés, l'armurier se perdit un instant dans la contemplation, déçu cependant de ne pouvoir profiter ni de son regard, ni de son sourire. De son point de vue, Silke avait bien des atouts, mais ces deux-là étaient bel et bien ses armes les plus mortelles. Souriant bêtement en la regardant, le veuf finit par revenir dans notre monde. À quoi bon rêver, après tout ? Cette femme était déjà mariée, enceinte même, jusqu'au cou. Et puis, même si ce n'était pas le cas, pourquoi diable pareille merveille s'intéresserait à quelqu'un comme lui. Les contes, les rêveries et espoir insensés, ça avait du bon quand on était gamin, nettement moins quand la quarantaine approchait tout doucement. Après s'être de nouveau épongé le visage, le maître des lieux versa de l'eau dans une coupe en acier pour s'avancer vers la belle, en prenant bien soin de ne pas masquer ses pas, espérant de pas la faire bondir de sa chaise en prenant la parole. « Il semblerait que ce soit pour bientôt, ma dame. Vous n'auriez pas du vous donner cette peine, que de venir dans mon échoppe, je suis presque certain que le repos est préférable à de longues marches. » Arrivant finalement face à elle, l'artisan tenta un petit sourire avant de tendre sa coupe pleine d'eau, en espérant que cette jeune femme ait soif, sous peine de passer pour un idiot. « J'ose espérer que vous pardonnerez et ma tenue et l'état des lieux, je ne m'attendais pas à la visiter d'une personne de votre rang en ces lieux. J'aurais prévu un haut de rechange, dans le cas contraire. » Un petit rire léger ponctua le tout avant de reprendre tout en douceur. « Mais, je vous en prie, la prochaine fois que vous aurez besoin de mes services, ne vous déplacer pas, surtout dans … Votre état. Je me serais fais un plaisir de venir à vous. Je suppose que vous êtes là pour la commande de votre époux ? À moins que vous ne désiriez autre chose ? »

_________________

   En attendant les temps qui feront de nous des héros. En attendant les temps, veux-tu les conter? En attendant les temps qui nous emmèneront là haut, j'apprendrai doucement à aimer. Le petit homme est jeune mais connait le souffle de la guerre. Vivant seulement pour être à la hauteur des contes de fées qu'il lisait déjà depuis tout gamin.
crédit: quantum mechanics || Benbarnesation ||
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