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Osten Fölksonn
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Osten Fölksonn
Bondi - le peuple vikings.

behind the shield.
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SEPTIMS : 599
ARRIVAL : 24/02/2017
IDENTITY : verveine.
FACECLAIM : maxirons + ISHTAR.
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AGE : vingt-quatre ans.
STATUT CIVIL : seul, et c'est mieux comme ça.
METIER : bourreau, abatteur, bûcheur, béquillard, boucher, coupe-tête, exécuteur, sadique, tortionnaire, tranche-tête. Il fait le sale boulot, celui que tout le monde acclame lorsqu'il est face à la foule, mais que jamais l'on ne remercie.
LOCALISATION : dans les hauteurs de la ville

NOT A LOVER
A DISASTER
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☾ Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse; ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, qui d'une main distraite et légère caresse avant de s'endormir le contour de ses seins. Sur le dos satiné des molles avalanches, mourante, elle se livre aux longues pâmoisons. Et promène ses yeux sur les visions blanches qui montent dans l'azur comme des floraisons.
@charlesbaudelaire

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Sujet: back to you (ostaine)   back to you (ostaine) Empty- Mar 30 Oct - 15:55




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Aine & Osten

(précédemment) Osten et Aine se sont rencontrés dans les bois, et il l'a abrité d'une tempête. Une alchimie forte s'est déclenché entre eux, mais quand plus tard elle à découvert sa profession lors qu'une exécution, la magie de leur rencontre à disparu. Ils ne se sont pas croisés depuis.


Le ciel est couvert de nuages noirs, on ne voit même plus la lune. La pluie battante donne à ce quartier des relents acres et humides. A travers la petite fenêtre sale de l'auberge, mon regard se promène entre les barques et les chaumières qui luisent sous l'averse nocturne. Je ne sais plus pourquoi je suis là. J'ai oublié. Je suis certainement venu pour ça d'ailleurs, pour oublier la raison de ma venue. Ce qui veut dire qu'il est temps que je rentre.

Une fois au dehors, la pluie, toujours aussi forte, brouille ma vue et rend mon trajet à travers les petites rues en labyrinthe complexe. J'avance d'un pas prudent, désorienté par tout l'hydromel que j'ai consommé. J'ai hâte de rentrer à la cabane et de me reposer. Je suis épuisé. Les journées d'automnal sont longues et difficiles. Les rations s'épuisent de plus en plus vite et ce manque se fait sentir un peu plus chaque jour. Ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu d’exécution ici ; ce qui signifie qu'il y en aura certainement une bientôt.

Un bruit sourd se fait entendre derrière moi et soudain plus rien. Des pas résonnent dans mon dos, de plus en plus proches. Ne sachant pas exactement d'où ils viennent, je me retourne brusquement. Toujours rien. Pas âme qui vive. « Sortez de là ! », dis-je en criant de ma voix la plus ferme. Pas de réponse.  « Je sais que vous êtes là ! » Toujours rien.

J'accélère donc, m'enfonçant dans les ruelles mal éclairées, peu confiant. Au bout de quelques pas, des visages se pointent à deux, peut-être trois mètres de moi. Je ne les connais pas mais il semble qu'eux si. Je les fixe quelques secondes, et, comprenant que la situation est critique quand l'un d'eux regarde ses compagnons puis sort un poignard de sa botte, me mets à reculer doucement. « T'en vas pas bourreau... » dit le plus petit des trois, tenant la lame. Sachant pertinemment que je suis ivre et désarmé, je n'attends pas qu'ils m'en disent plus pour fuir. Ce n'est pas la première fois qu'on essaye de s'en prendre à moi, les raisons sont multiples. Je vois sur ma droite une rue menant vers le port, et je m'y précipite sans un regard en arrière. Mes pieds s'enfoncent dans la boue. Je ne me retourne pas pour savoir s'ils me suivent, leurs souffles proches sont suffisants. Ni la pluie, ni l'ébriété ne m'arrête, mais ça vaut aussi pour eux. Plus j'avance plus, plus ils sont proches. C'est frustrant. Je slalome donc entre les habitations, allant dans une direction que je ne connais pas. M'approchant contre mon gré de la place publique, là où se trouve encore l'estrade de ma dernière exécution, je tente de faire demi-tour mais mon idée échoue et je me retrouve face à eux. Leurs regards sont des lames. Ils veulent vraiment me faire la peau. A bout de souffle, je cherche une issue, en vain. Pendant quelques secondes ils restent là, face à moi, reprenant eux aussi leur souffle. D'une main, je palpe la petite dague dans ma poche, mais bien avant que je puisse réellement la toucher, ils sortent les leurs. Le plus grand, à droite de celui qui à parlé précédemment, donne le premier coup, essayant de m'atteindre au bras, mais je me retire de justesse. « Trois contre un, et sans armes, c'est déloyal là ! » Et comme pour me faire taire, le troisième de mes agresseurs tente de m’atteindre à la jambe. Pris d’adrénaline, je riposte et frappe au visage, le prenant au corps à corps. Un coup de pied parvient dans mon dos sans même que je m’y attende et me fait chanceler. Le plus petit, vicieux, tente alors de me donner un coup que j’intercepte de justesse, et que je lui rends en pleine mâchoire. Malheureusement pour moi, j’ai tout juste le temps de me retourner avant de voir la lame du plus grand venir se planter dans mon épaule. Dans l’élan, je roule par terre, l’emmenant avec moi dans ma chute. Voulant se relever, je lui donne un coup de coude dans le visage, mais son acolyte vient à sa rescousse. Il me frappe au thorax, me faisant tomber sur l’épaule où sa lame se casse, laissant le métal brisé dans mon bras ensanglantée. A chaud, la douleur ne me lance pas encore assez pour m’arracher un cri, mais m’affaiblit grandement. Je tente donc de me relever, en vain, intercepté par un coup à la jambe. A terre, ils se lèvent tous pour me cribler de coups. Je tente donc de sortir ma dague de ma poche ou d'attraper quoi que ce soit, mais mon bras ne répond plus aux commandes de ma tête. J’essaie donc d’encaisser les coups qui s’enchaînent : de mon visage à mes côtes, en passant par mon dos. Je me débats comme je peux, bien qu’en silence pour ne pas leur donner satisfaction. « Ça c’est pour père. » dit le premier. Il me frappe l'épaule. « Ça c’est pour sa femme, ma sœur. » continu le second, en me donnant un coup au visage.« Ça c’est pour leur fille, mon épouse » termine le troisième, m'attrapant par les cheveux pour voir mon visage en sang avant de me donner un coup. « Mais surtout, tout ça c’est pour le plaisir de te voir souffrir. » reprends le plus petit. Et comme pour accentuer ses mots, il crache par terre.


Les yeux toujours ouverts, je les regarde partir en courant, fiers d’eux. La pluie qui tombe sur mes plaies me brûle. Peu à peu les lieux redeviennent calmes. Je reste allongé ; inspirant et expirant jusqu’à temps de trouver la force pour me lever. Je ferme alors les yeux, essayant de penser à autre chose. A des moments, des jours. Ces jours qui inconsciemment, nous marquent plus que d'autres. Ces jours dont on se souvient parfaitement, où chaque minuscule détail revient nous hanter. Un sourire de la part d'une personne aimée, une parole, un compliment. Mais les seuls souvenirs qui me viennent, sont ceux qui me hantent. Je reste immobile. J’ouvre les yeux. La pluie me brûle toujours. J’expire et pousse sur mon bras droit pour me relever. Mon épaule gauche me lance. La plaie saigne abondamment. Tout mon corps me fait souffrir le martyre mais, bien qu’avec de grands efforts, je me relève. Le monde vacille. Avec la plus grande peine du monde, je sors ma petite lame de ma poche et découpe ma chemise pour m’en faire un garrot précaire. Le tissu est tellement humide qu’il est quasiment inutile. Il faut que je parte d'ici avant qu'on ne me voit dans cet état.
(c) DΛNDELION

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Áine Iversen
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Áine Iversen
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MULTILINK : ailill grímsson
FACECLAIM : sophie lowe (sayo)
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AGE : vingt trois ans
STATUT CIVIL : célibataire, elle n'a pas beaucoup le temps de se consacrer pour trouver l'amour
METIER : éleveur de chevaux, elle a repris l'élevage de son père, devenu incapable de le gérer
LOCALISATION : skogen

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Sujet: Re: back to you (ostaine)   back to you (ostaine) Empty- Mer 31 Oct - 16:35



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Áine & Osten





Quel temps de chien. Áine n'arrivait pas à croire qu'elle était encore dehors à cette heure-ci. Sous son épaisse cape de laine, la pluie commençait à s’immiscer entre les mailles, mouillant un peu plus ses cheveux, sa peau et ses vêtements. Les yeux face à la mer qui se déchaîne, Áine arrivait à comprendre que l'on puisse rêver de partir. De prendre un bateau et de s'enfuir loin, toujours plus loin. C'est envoyant ce va et vient des vagues, elle savait pourquoi sa sœur souhaitait tant partir à l’aventure. Mais si la tête de la blonde était dans les nuages, ses pieds restaient bien ancrés dans le sable. Elle gardait les idées claires, même si la tentation de visiter le monde pouvait être forte, elle savait quelle était sa place dans Ofeigatt et elle n’était pas dans un bateau. Le vent redoubla, faisant envoler la cape d’Áine. La pluie battait encore d’avantage son visage. Elle essaya de la maintenir mais il fallait se rendre à l’évidence. Sa contemplation de la lune qui se reflète sur la mer était bien terminée. De toute façon, il devait être tard rationalisa la jeune femme. Il était temps de rentrer. Elle jeta un dernier regard vers l’océan et retourna dans les rues sinueuses d’Isenseg. C’était le quartier qu’Áine aimait le moins. Surtout la nuit. Son seul attrait restait son accès direct à la mer, à part ça... Elle se méfiait de ce quartier surtout la nuit, seule. Elle marcha d’un pas rapide, son regard tourné vers le sol pour éviter la pluie. Elle se déplace telle une ombre dans la nuit. En s’approchant de la place centrale du quartier. Elle se rassurait en se disant qu’elle allait quitter ses ruelles trop étroites. Au détour d’une rue, Áine se fit bousculer par trois hommes, visiblement pressés. Elle se retrouva plaquer contre le mur, les regardant passer. A la lueur des rayons lunaires, elle crut voir les reflets d’une lame. Elle se dit que c’était son imagination, elle se faisait peur toute seule. La nuit et la pluie n’aidant pas à être serein. En arrivant sur la place, c’est là qu’elle le vit. Un corps allongé au sol. En premier lieu, elle était tétanisée, son corps incapable de répondre à ce que sa tête lui ordonnait. Puis elle le vit bouger, il était encore vivant. Alors ses jambes se sont décidées à répondre. Elle se dépêcha de le rejoindre, il avait besoin d’aide. « Que t’est-il arrivé ? » demanda à t’elle à peine arriver à sa hauteur. Elle ne savait pas encore qui il était qu’elle passa son bras autour de ses épaules pour l’aider à rester debout. C’est là qu’elle le reconnu. Son cœur manqua un battement. Osten. Celui qu’elle évitait depuis la dernière exécution. Celui qu’elle avait rencontré sans savoir qui il était, qui s’était fait tant et tant d’idées sur une première rencontre, une première impression.

Mais là qu’importe ce qu’il s’était passé, il avait besoin d’aide. Elle ne pouvait pas le laisser dans cet état. Malgré l’obscurité, Áine devina le sang qui coulait sur son bras. Elle devait faire quelque chose. Skogen et sa maison était beaucoup trop loin pour qu’elle l’amène là-bas. La seule solution qu’elle trouva, c’était l’auberge un peu plus loin. Une des seules encore éclairées. Áine tituba jusqu’à l’auberge. On l’a regarda avec de grands yeux, comme si tout le monde avait vu une créature mythique. Elle demanda une chambre et dût répéter à plusieurs reprises pour qu’on le lui en donne une. On lui indiqua une de libre et s’y rendit comme elle put. A l’intérieur, elle aida Osten à s’installer dans le lit. Enfin au chaud et protéger de la pluie. Elle vit une cruche d’eau pleine sur la table près de la fenêtre et s’en saisit. Ca serait déjà ça pour nettoyer la plaie. Elle la déposa près du lit et s’installa au chevet d’Osten. Elle n’avait pas le talent de guérison de sa cousine mais elle ferait ce qu’elle peut. « Laisse-moi enlever ta chemise pour soigner ta plaie » Délicatement pour ne pas lui faire mal inutilement, elle lui retira sa manteau et sa chemise maculée de sang. La plaie semblait profonde et elle crut deviner une lame de dague encore dans la plaie. Le cœur au bord des lèvres, elle fit glisser ses doigts autour de la lame et doucement elle commença à retirer la lame. Áine fit tout pour ne pas blesser d’avantage Osten mais plus difficile à dire qu’à faire. Une fois extrait de la plaie, elle jeta la lame par terre, la main tremblante. Le sang coula davantage de la plaie. Elle se dépêcha d’arracher un morceau de drap qu’elle plongea dans la cruche et commença alors à nettoyer le contour de la plaie, s’approchant doucement de la source de sang. « Tu sais qui t’as fait ça ? » Áine ne savait pas quoi dire d’autre. Savoir pourquoi ? Elle s’en doutait. Il y a autant de raisons à s’en prendre à un bourreau que de raisons de mettre à mort.

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Sujet: Re: back to you (ostaine)   back to you (ostaine) Empty- Jeu 15 Nov - 22:30




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(précédemment) Osten et Aine se sont rencontrés dans les bois, et il l'a abrité d'une tempête. Une alchimie forte s'est déclenché entre eux, mais quand plus tard elle à découvert sa profession lors qu'une exécution, la magie de leur rencontre à disparu. Ils ne se sont pas croisés depuis.


J'entends des pas lointains venir vers moi, se mêlant au bruit de la pluie martelant la terre, mais la douleur est si forte que je suis complètement désorienté. Est-ce eux qui reviennent finir ce qu'ils ont commencé, trop apeurés du sort qui les attends pour s'en être pris au bourreau désarmé ? Car oui, c'est la potence est leur prochaine destination. Quel plaisir je vais me faire à affûter ma lame ces prochains jours. Et leurs supplications quand on vas les trainer hors de chez eux pour les faire monter de force sur l'estrade... Ô, comme je vais me délecter de leurs cris. Et si ce n'est pas ainsi que je vais mettre fin à leurs vies, je trouverai un moyen de leur faire comprendre qu'on ne s'en prend pas à un Folksonn, je... « Que t’est-il arrivé ? » demande une voix, me coupant dans mes pensées malsaines. Une voix de femme, douce, mais qui semble inquiète. Ce ne sont pas eux revenant finir le sale boulot, ce sont les dieux qui m'envoient de l'aide. Je suis sauvé. Je sens le bras qu'elle passe autour de mes épaules pour me soutenir et je sens le mouvement qui s'arrête dans son élan. Mais je n'y prête pas d'avantage attention, car ma vision commence à se brouiller et je ne pense plus qu'a rester éveillé. C'est certainement parce que je suis plus lourd que j'en ai l'air. Ou à cause du sang... Peu importe.

Ma sauveuse me ramène à l'auberge. Avec peine, elle nous monte dans une chambre et m'installe dans un lit. Je ferme alors les yeux, m'en remettant totalement à elle. Après tout, ce sont les dieux qui l'ont envoyée, elle doit bien savoir quoi faire... Mais ma surprise est grande quand j'entends sa voix plus clairement. « Laisse-moi enlever ta chemise pour soigner ta plaie ». C'est comme si on me frappait à nouveau. Aine. C'est Aine qu'ils ont envoyé pour m'aider. Un tour de Loki certainement. Quelle ironie. Si j'avais assez de force je partirais pour ne pas subir le conflit vers lequel nous nous dirigeons, mais j'ai seulement la force de ré-ouvrir les yeux.

Elle est assise au bord du lit, à mes cotés, aussi belle et trempée que la première fois que nous nous sommes vus. La flamme de la bougie qui nous éclaire donne à ses cheveux blonds humides des reflets flamboyants, tel une aura sacrée autour de sa personne. Délicatement elle me retire mon manteau et ma chemise. Je suis à moitié nu face à elle, la chaire à vif, et pourtant je ne dis rien. Même pas merci. Je me contente de regarder ses doigts s'activer. Alors qu'elle les fait glisse autour du morceau de métal qui est resté logé dans mon bras, je grimace. Sans prévenir, mais toujours aussi doucement, elle commence à retirer la lame. Je porte alors la main de mon bras valide à ma bouche et me mords le poing pour ne pas gémir de douleur, mais je ne peux m'empêcher de laisser passer un grognement rauque. Une fois le morceau extrait de la plaie, elle le jette par terre. Sa main est tremblante, mais elle arrache un second morceau de draps, qu'elle trempe ensuite dans l'eau, avant de s'approcher à nouveau de ma plaie. « Tu sais qui t’as fait ça ? » me demande-t-elle, essayant certainement de combler le silence. Mais ma tête tourne et je ne sais pas quoi répondre. Des hommes dont j'ai certainement exécuté des membres de la famille ? Ou juste un qu'ils avaient tous en commun ? Elle doit bien s'en douter. Je lève alors les yeux vers les siens, mais m'arrête à mi-chemin en me souvenant du regard qu'elle m'a lancé la dernière fois que l'on s'est vu, devant cette même taverne. Je fixe alors à nouveau sa main qui tremble toujours. J'ai envie d’entremêler mes doigts aux siens pour qu'elle retrouve son calme, pour lui faire sentir que ca va aller, que je vais certainement subir bien pire que ça un jour, que je suis juste plus ivre que souffrant. Mais si je la touchais, ça aurait l'effet inverse de celui escompté. Je me contente alors de répondre : « Je ne sais pas, je n'ai pas... vu leurs visages. » Elle passe le bout de drap humide sur la plaie, et je relève le visage vers elle pour me concentrer sur autre chose. Pourquoi faut-il qu'elle soit aussi belle avec les cheveux collés aux joues et le nez rougis par le froid ? J'ai plus mal de l'avoir face à moi que d'avoir les chaires ouvertes. Pourtant, je sais qu'elle n'est pas celle dont j'ai rêvé. Je l'ai bien compris la dernière fois. Elle ne me comprend pas, elle me voit comme un monstre. Il faut que je garde ça en tête. Je décide de continuer la conversation, pour écarter la gène qui risque de naître tôt ou tard de cette situation. « Qu'est-ce que tu faisais ici à une heure pareille ? On est bien loin de... chez toi. » lui-dis-je.

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Sujet: Re: back to you (ostaine)   back to you (ostaine) Empty- Jeu 6 Déc - 21:31



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Áine & Osten




S'il y avait régulièrement des bagarres d'ivrognes dans les rues d'Ofeigatt, c'était bien la première fois qu'Áine voyait quelqu'un laissait ainsi, pour mort. Peu lui importait l'heure ou le déluge venu du ciel, cette personne avait besoin de son aide, malgré ses faibles connaissances en soin. Et qu'elle fut sa surprise, en découvrant qu'il s'agissait d'Osten. Cet homme qui occupait un peu trop ses pensées depuis leur rencontre et malgré la dispute qui avait éclaté entre eux lors de leur dernière rencontre. Si elle en gardait un goût amer, un souvenir chaleureux du repas partagé lui revenait toujours en mémoire. Mais là, elle n'avait pas le temps de ressasser le passé. Elle devait agir pour le soigner. Il était tellement mal en point qu'elle ne pouvait pas le laisser seul. Sa seule alternative fut de l'amener à l'auberge la plus proche. De là elle commença à le soigner. La plaie profonde, le sang qui coule et ce métal qui brille. Tout pour lui donner des hauts le cœur, pour se hurler dans la tête qu'elle n'y connaissait rien, qu'elle allait faire plus de bêtises qu'autre chose. La vraie bonne chose à faire aurait été d'aller frapper chez sa cousine. Freya aurait su ce qu'il fallait vraiment faire. Elle fit alors ce qui lui semblait le plus juste, à force de la voir pratiquer. En premier lieu, elle retira la lame comme elle put, la main tremblante et l'envie de vomir qui revenait au galop. De voir cette lame dans la chair, devoir faufiler ses doigts à l'intérieur de la peau meurtrie. Elle fit le plus doucement possible pour ne pas blesser d'avantage Osten mais elle ne pouvait pas manquer qu'il souffrait. A peine avait elle retiré la lame qu'elle laissa tomber, incapable de tenir plus longtemps le métal dans sa main. Pour ne pas penser au sang qui coulait, elle répéta des gestes simples, nettoyer, retirer le sang et essayer de penser à autre chose. Combler le silence par des paroles inutiles aussi. « Je ne sais pas, je n'ai pas... vu leurs visages. » Evidemment, ils avaient attaqué si vite... S'il s'agissait bien des trois hommes qu'Áine avait apperçu, elle non plus ne pourrait pas les reconnaître. Avec la nuit, la pluie et la vitesse où elle les avait croisé, elle n'avait pas eu le temps de voir leurs visages. Trois hommes d'un certain âge, peut être un plus jeune mais impossible de savoir qui.

Une attaque lâche, pas digne d'un viking. S'il est facile de s'en prendre au bourreau, attaquer de nuit à plusieurs, c'était facile. Il n'y aurait certainement pas de conséquence. Juste la satisfaction de s'être vengé et encore ils n'avaient pas tué leur cible. Heureusement, ce mot retentit en Áine comme un appel lointain. Son cœur s'emballa tout seul à imaginer l'annonce demain matin s'il avait été retrouvé dans la rue, sans vie. Comme si la lame l'avait transpercé elle. Elle eut un frisson qu'elle mit sur le compte de ses vêtements et cheveux trempés. Mais l'heure n'était pas à se plaindre mais à soigner Osten. Elle sentit d'ailleurs son regard se poser sur elle. Le rouge commença à gagner ses joues mais elle préféra rester concentrer. Elle n'était pas sûr de savoir soutenir son regard, ni même réellement le croiser. Après tout ce qu'elle lui avait dit, comment elle l'avait jugé. Elle se demandait si ses mots n'avaient pas été plus douloureux que toutes les lames de dague. Qu'importe, elle n'avait ni l'envie ni le courage de retourner dans leur débat. Les saignements commencèrent à se stopper, l'eau de la cruche avait tourné au rouge écarlate. Afin de s'assurer qu'Osten n'était pas blessé d'avantage, elle laissa son regard se balader sur le reste du torse dévêtu. Plusieurs ecchymoses sur les côtes, sans aucun doute suite à la bagarre. Mais ce qui l'interpella, c'était surtout ces tâches rouges dans son dos. Elles n'avaient pas l'air de correspondre aux autres hématomes. L'envie de les effleurer du bout des doigts se fit ressentir. Elle dût mettre toute son énergie pour ne pas y toucher. On aurait dit une marque faite par les dieux. « Qu'est-ce que tu faisais ici à une heure pareille ? On est bien loin de... chez toi. » Sa voix la sortit de sa stupeur. S'ils n'étaient là, dans ce moment d'intimité et de confiance, Áine lui aurait bien dit que cela ne le regardait pas. Mais elle n'était pas d'humeur à être vindicative et se faire envoyer sur les roses n'était certainement pas ce que cherchait Osten. « Au port, on a la plus belle vue sur la mer. J'aime bien regarder les vagues. Ca me rappelle des souvenirs. » Ceux de son frère parti en raid, ceux de son père qui revenait les bras chargés de trésors. Ces navires qui partent fièrement à l'aventure. La mer avait cette beauté d'être sauvage, indomptable et attirante. Osten allait certainement la trouver idiote de la savoir planté là, seule face aux remues de la mer. « Et toi que faisais tu ici ? » Comment s'était il retrouvé à se faire attaquer, un mot déplacé dans une taverne ? Bien que cela ne la regardait pas vraiment. Elle reprit un nouveau morceau de draps et recommença doucement à essuyer les dernières traces de sang, elle pourrait bientôt lui faire un bandage et veiller ensuite sur lui. Sans savoir vraiment pourquoi – ou du moins vouloir se l'avouer - elle était prête à rester à ses côtés. Elle ne bougerait pas, jusqu'à l'aube.

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